Hypersensibilité/ hyperémotivité, qu’est-ce que c’est ?

Perçue comme une faiblesse pour le grand public, l’hypersensibilité (ou hyperémotivité) est rarement bien acceptée dans notre société. Ce trait de caractère est souvent peu connu, mal interprété ou détourné, jugé « extrémiste » ou « exagéré » pour ceux qui n’y sont pas confrontés.

Après des études sur le sujet, il s’avère qu’environ 10% de la population pourrait se sentir concerné.
Moi même en faisant partie, c’était une évidence de commencer mon blog sur un tel article.

Je n’ai pas toujours pu mettre un nom sur mes émotions, ce n’est qu’il y a quelques années, à la fin de mon adolescence que j’ai parcouru plusieurs sites internet afin de trouver ce fichu mot qui prenait tant de place dans ma vie.
Déjà toute petite, j’étais débordante d’émotions. Si bien qu’on me surnommait parfois « Jean qui rit, Jean qui pleure », référence au poème de Voltaire portant ce nom.
Il était fréquent que je me mette à pleurer sans raison. L’adolescence ne m’a pas aidé dans ce domaine, mais cette période me donnait presque automatiquement une excuse : « C’est les hormones !! »

Arrivée à l’âge adulte, ma sensibilité est toujours là, mais je la perçois différemment. Je rougis vite si je suis en situation embarrassante, je pleure toujours aussi facilement. Mais surtout, je ressens de l’empathie envers les autres. Plus que de comprendre ce qu’un autre individu éprouve, je peux parfois le ressentir à mon tour. S’il est triste ou en colère, je peux l’être également. Si je vois un parfait inconnu pleurer, j’éprouve tout à coup une profonde tristesse.
Tout ceci est évidemment difficile à expliquer lorsqu’on me demande pourquoi je réagis comme ça.

Il existe plusieurs formes et degrés d’hyperémotivité, nous sommes tous réactifs à notre façon, mais pas toujours comme nous le voulons.
Ce caractère n’est pas considéré comme pathologique. Les personnes voulant s’en débarrasser pourraient être déçues. On n’y échappe pas, on apprend à vivre avec.
On pleurera toujours sur un livre ou au cinéma, en espérant que la lumière ne se rallumera pas tout de suite à la fin du film.

Nous vivons dans un monde où la majorité de la population voudrait pouvoir tout classer. Aussi c’est très rapidement et facilement que nous pouvons rentrer dans des cases comme « fragile », « excessif » ou « borderline », alors que c’est simplement un trait de personnalité qui nous différencie un peu plus de la normalité.
L’hypersensible prend tout trop à cœur, a du mal à rester en conflit avec quelqu’un et perçoit les critiques bien plus fortes qu’il ne devrait. Il est aussi très créatif et doté d’une imagination débordante.

Si je devais résumer, je dirais qu’un hypersensible vit tout plus fort, il peut passer d’un moment de joie totale ou d’euphorie à une profonde tristesse en très peu de temps.
Mais tout est plus facile le jour où nous comprenons pourquoi nous sommes comme ça. Nous ne ressentons pas moins les choses, mais nous pouvons nous entraîner à les maîtriser, pour nous faciliter un peu la vie en société.

Que faire si nous faisons partie de ces petits 10% ? Je dirais bien qu’il faut prendre sur soi, mais ce n’est franchement pas évident.
Je pense que le plus simple serait de faire davantage attention à nos fortes émotions, en prendre conscience, puis essayer de se modérer un minimum.
Vous devez surtout vous accepter comme vous êtes, il faut réussir à en faire une force ! C’est un avantage d’être aussi réceptif, d’éprouver une joie pure ou d’être tellement entier et vrai que vous inspirez la confiance. Ne laissez pas vos émotions négatives prendre le dessus. Ainsi vous serez mieux dans votre tête, puis dans vos baskets !

Anaïs

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