Le Petit Prince

“ On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. ” Antoine de Saint-Exupéry

 

Je viens de retrouver un texte que j’ai écrit il y a deux ans environ.

Je rentrais du cinéma, j’étais allé voir « Le Petit Prince » en film d’animation.
J’étais tout d’abord un peu sceptique, puis j’en suis sortie tellement chamboulée que j’ai eu envie d’écrire ces lignes que j’ai voulu vous partager aujourd’hui :

 

Je rentre du cinéma. J’ai été voir Le Petit Prince. Cela m’a donné envie de coucher quelques lettres sur papier, si je peux me permettre de le dire comme ça.

Je ne m’y attendais pas, mais plusieurs souvenirs sont remontés à la surface.

J’aime bien aller voir des films seule, je plonge bien plus facilement dans l’histoire, particulièrement quand celle-ci me touche personnellement.
Pas de distractions, pas d’inquiétude sur un quelconque jugement si je verse une ou deux larmes. Je me laisse transporter. Je laisse mes émotions monter ou me surprendre à leur guise, c’est agréable.

Je connais cette histoire depuis que je suis enfant.
Je me souviens l’avoir possédée en petite cassette audio un peu avant mes dix ans, celles qu’on devait retourner dans le lecteur en plein milieu de l’histoire ou de chansons pour pouvoir lire la face B. Celles qu’on rembobinait avec un crayon de papier.
Les jeunes d’aujourd’hui seraient bien surpris de nous voir faire cela.
C’est étrange comme le temps passe vite, comme les choses évoluent, et comme nos souvenirs si simples mais si importants à nos yeux s’effacent peu à peu.

 

 

Ça a aussi fait naître en moi un amour pour l’astronomie.
Enfant, j’ai fait un stage de trois semaines un été pour en apprendre plus sur le sujet. Je ne m’en lasse pas, c’est l’une des choses que je préfère faire, contempler les étoiles, me demander ce qu’il y a plus loin.

J’ai eu une grande période où j’écoutais cette histoire pour m’endormir. Je me la passais tant et tant que j’ai fini par la connaître presque par cœur.
Je l’aimais vraiment, c’était mon histoire et je ne m’en lassais jamais. Il m’est même arrivée de me réveiller en avance, et je l’écoutais, encore, avant d’aller à l’école. Puis ça m’est un peu passé.

Après je suis arrivée au collège, le seul de France à ne pas avoir de barrières. C’était en haute montagne, à la frontière Suisse. Il y avait le lac pas loin, on pouvait le voir de certaines fenêtres.
L’hiver les pistes de ski de fond passaient juste à côté. Et vu qu’elles traversaient même le champ à côté de chez moi, il m’est arrivé de partir au collège en ski. C’était une belle période, des années heureuses et pleines d’insouciance, j’aimerais toujours m’en souvenir aussi bien.

Ceci étant dit, nous avons commencé à étudier le fameux texte de Saint-Exupéry en classe de 6ème.
J’étais heureuse ! Je le connaissais déjà sur le bout des doigts. Je l’ai donc réécouté en cours de Français avec un professeur que j’ai beaucoup apprécié. Je le récitais dans ma tête en même temps.

Je faisais aussi une option théâtre un ou deux ans après. Et voilà que je me mettais à jouer de scènes du Petit Prince, encore, pour le spectacle de fin d’année. C’est tellement plus drôle de vivre l’histoire, de se créer des décors, des costumes …

Dans ce film, ils réutilisent des phrases identiques au roman, je me suis même surprise à être un peu agacée par moments lorsqu’ils ne citaient pas mes passages préférés. J’aurais du écrire le scénario, n’est-ce pas?

Je me souviens parfaitement du commencement de l’histoire racontée par l’aviateur, (je ne vais pas l’écrire, mais je le dicte mentalement) des dialogues entiers avec le vaniteux, le géographe, ou le roi. C’est peut être avec cette histoire que j’ai commencé à vraiment aimer le français.

Tout cela pour dire qu’elle m’a encore rattrapée, je la lirais forcément à mes enfants plus tard, en espérant que cela leur procure les mêmes sensations qu’à moi.

 

 

Les grandes personnes ont d’abord été des enfants mais peu d’entre elles s’en souviennent. Antoine de Saint-Exupéry

 

Anaïs

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