Je ne veux plus complexer

J’ai trouvé intéressant de me lancer un défi. Celui de me débarrasser de mes complexes.
Comment faire ? Par où commencer ?

Je suis donc partie à la chasse aux informations sur internet.

Nous sommes tous concernés par ce sujet. Qui n’a jamais voulu changer quelque chose sur lui même, que ce soit physiquement, socialement ou psychiquement ?
Trop maigre, trop gros, trop petit, trop grand, trop bête, pas assez riche, notre imagination est débordante lorsqu’il s’agit de s’auto-critiquer.

Le complexe est définit par un sentiment d’infériorité. Nous nous focalisons sur un défaut réel ou imaginaire, puis nous l’amplifions. Ce sentiment est souvent loin de la réalité, une personne complexée entretiendra une mauvaise image d’elle-même.

Tout d’abord, il faut comprendre d’où nous vient ce complexe.
Si vous en avez plusieurs, le plus simple serait de faire une liste. Laissez-vous une colonne blanche à côté en écrivant pour chaque annotation comment faire pour y remédier.

Un complexe peut remonter à l’enfance, lorsque tous vos petits camarades de classe vous pointaient du doigt en ricanant,  ou se moquaient en vous donnant de « jolis » surnoms.

Puis il peut venir de la société.
Les complexes physiques touchent plus régulièrement les femmes que les hommes. Elles se focalisent plus souvent sur le corps que sur le visage. (le poids, les cuisses, le ventre ou les seins)
Nous avons peur du regard des autres, qu’ils soient de notre entourage ou bien de parfaits inconnus.

De nouvelles normes de beauté sont apparues grâce à divers visuels attrayants : les publicités, les mannequins et la télévision, tout est fait pour nous donner envie de leur ressembler.
« L’idéal » féminin est devenu trop éloigné de la réalité. N’oublions pas que les photos sont retouchées, rien n’est réel ! Les mannequins à la maigreur affolante sont pour la plupart obligées de s’affamer tout le long de leur carrière et sont loin d’être heureuses.

Des complexes psychiques peuvent viser le manque d’intelligence, de culture générale, de logique.
Là encore c’est souvent en se comparant à d’autres personnes. Quelqu’un ayant fait plus d’études peut consciemment ou inconsciemment vous donner l’impression d’être inférieur.

Il existe également les complexes sociaux, plus délicats à éradiquer. Ils peuvent venir des origines, de la profession exercée ou de l’argent gagné.

 

Les personnes complexées font parfois preuve d’une prédisposition au perfectionnisme : elles refusent inconsciemment de faire partie de la moyenne, d’être ordinaires.

 

Les personnes dans la rue ne nous regardent pas autant qu’on ne le croit. Un passant ne s’arrêtera pas sur un grand nez ou des oreilles décollées, il ne vous accorde pas autant d’attention, contrairement à ce que l’on s’imagine.
Soyez d’avantage sûr de vous, ayez confiance en votre charisme, regardez devant vous et tenez vous droit et une différence se fera déjà ressentir.
Les passants le remarqueront, et se diront à premier abord « Quelle assurance! »

Vous ne remarquez jamais les petits défauts des autres, à moins d’analyser avec attention chaque centimètre de leur corps, alors pourquoi remarqueraient-ils les vôtres?

Arrêtez de vous dénigrer, dites-vous que vous êtes beaux. Ayez confiance en vous !

Les personnes néfastes ne sont personne pour rire de vous, ignorez-les et sachez que dénigrer les autres est souvent un moyen de camoufler ses propres défauts. Cela peut cacher un véritable mal-être, ne soyez donc pas envieux de ses personnes qui n’en valent vraiment pas la peine.

Essayez pourtant de ne pas leur répondre par une insulte visant leur propre personne.
Ne vous rabaissez pas à leur niveau !

Comme moi, lancez-vous le défi de faire en sorte de vous sentir mieux dans votre peau, vous serez mieux à tout point de vue.

Il faut ensuite travailler sur soi même.

N’hésitez pas à parler à votre entourage de vos objectifs de changement. Avoir une meilleur alimentation, faire du sport, prendre des cours, …
L’avis positif d’une personne de confiance vous aidera considérablement dans votre démarche.

Choisissez votre thérapie en fonction de votre « handicap », et explorez les nouvelles voies du développement personnel. (la danse pour apprendre à aimer son corps, le théâtre pour dépasser ses peurs de parler en public, la sculpture ou la peinture pour apprendre à s’exprimer, …)

Le but est de rester soi même, vous n’avez nul besoin de ressembler à quiconque. Acceptez-vous tel que vous êtes, et autorisez-vous à être imparfait.

 

Pour finir, regardez-vous dans le miroir, envoyez-vous des pensées positives et encourageantes.
Compensez vos défauts avec vos qualités.

Personne ne pourra vous juger aussi durement que vous le faites avec vous même. Changer de comportement est la seule solution si vous voulez vivre en paix avec votre corps.

 

Avoir un ou plusieurs complexes est relativement fréquent chez toutes et tous. Nous le vivons plus ou moins bien, et on peut s’en débarrasser ou les atténuer avec un profond travail sur soi.

Il faut pourtant s’inquiéter en cas de dysmorphophobie. Cela signifie être incapable de voir son corps tel qu’il est, avoir peur d’exposer la difformité de son corps.
Dans ces cas extrêmes, l’obsession peut tourner à la pathologie. La personne sur-complexée va se replier sur elle même et ira jusqu’à croire que son défaut est la cause de tous ses échecs. A ce stade, il est impératif de consulter un spécialiste pour sortir de cette impasse.

La chirurgie esthétique peut être une solution dans certains cas. Cependant, certaines personnes se trouveront toujours laides après plusieurs opérations, et auront toujours de nouvelles zones à dénigrer. C’est bien la preuve que tout est d’abord question d’estime de soi.

Anaïs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *